Institut Eléazar

Cours de martinisme par correspondance

Demetrios Sémélas Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Serge Caillet   
30-09-2005

Demetrios SémélasSEMELAS Demetrios Platon (Déon, Sélaït-Ha) – imperator des frères d’Orient en Asie mineur et des Frères de la Vérité en Attique, co-fondateur et maître commandeur de l’Ordre du Lys et de l’Aigle (Silivria, Thrace [Turquie], 1884 - Paris, 4 août 1924)

Grec de Thrace, il étudie la médecine à l’Université d’Athènes, mais interrompt ses études par suite de difficultés financières, avant de s’établir en Egypte comme chimiste industriel, puis à Paris. Selon son propre témoignage, il découvre (1902) au monastère du prophète Elie, à Levadia, sur le mont Parnasse, des manuscrits attribués à l'Ordre des Frères d'Orient. Il est bientôt reçu (1909) dans l’Ordre des Frères de la Vérité, en Attique, lié aux rose-croix d’Orient, par le dernier imperator de l’école attique. Peu après, il se présente lui-même comme le chef de cet ordre où il reçoit à son tour Eugène et Maria Dupré, qu’il rencontre au Caire (1910), et avec lesquels il fonde (1915) l’Ordre du Lys et de l’Aigle (OLA) dont il deviendra le premier souverain grand commandeur (1919).

Après être entré en contact avec Papus (janvier 1911) avec qui il entretient une correspondance, il est admis dans l’Ordre martiniste où il reçoit en Egypte l’initiation de supérieur inconnu initiateur (1911), et obtient une charte pour fonder et présider (28 mai 1911) la loge du Caire Temple d’Essenie III, avec la fonction de délégué général pour l’Egypte. Une charte d’honneur (8 février 1912) témoigne des services rendus par Sémélas à l’Ordre martiniste en Egypte. Il rédige également un rituel de réception aux différents degrés de l’Ordre, approuvé par Papus (mai 1912), qui sera ensuite utilisé dans plusieurs branches martinistes.

Après son installation définitive à Paris (1915), Papus le charge d’intervenir (septembre 1916) dans les pourparlers entre l’Ordre martiniste et la Grande Loge indépendante et régulière pour la France et les colonies françaises (GLNIR), fondée en 1913, en vue de la constitution d’une loge maçonnique réservée aux martinistes, qui prendra pour titre La France. Ce projet arrêté par la Guerre ne prendra corps qu’après la mort de Papus et la fin des hostilités.

Il est reçu dans l’Ordre kabbalistique de la Rose-Croix (25 septembre 1916). Mais son œuvre majeure, comprenant l’héritage des mystérieux rose-croix d’Orient où il reçoit Georges Lagrèze, et peut-être Papus, avant d’en être nommé grand maître provisoire (1916), jusqu’à la fin des hostilités, consiste dans l’Ordre du Lys et de l’Aigle, qui aura pour organe, La Force de la Vérité (1918). Sous la direction de Marie Dupré, première vénérable mère, suprême maîtresse de l’ordre, l’OLA poursuit la réalisation d’un triple but : la perfection de l’individu, l’aide aux faibles et aux souffrants, le bien-être de la collectivité. Une collaboration entre l’Ordre martiniste et l’OLA sera même envisagée.

Après la mort de Papus, il fonde le Groupe indépendant d’études martinistes (GIEM) et rouvre à Paris le chapitre INRI, dépouillé de son caractère maçonnique, sur lequel il souche les « souverains inconnus », associés à l’OLA.

Sémélas est mort à l'hôpital de Dûrtol, des suites d’une tuberculose et il a inhumé au cimetière de Pantin le 6 août 1924, après un office célébré en l'église orthodoxe Saint-Etienne, à Paris.

Pierre Geyraud, Les Petites Eglises de Paris, 1935 ; Les Sociétés Secrètes de Paris, 1938 ; Serge Caillet, « Sémélas, Papus et les frères d’Orient », L’Esprit des choses, n° 10/11, 1995, pp. 106-112. Robert Amadou, « Intermède sur Sémélas – Sélaït-Ha – Déon », L’Esprit des choses, n° 12, 1995, pp. 11-15 ; Christian Rebisse, « Le Pantacle et le Lys. Deux martinistes en Egypte : D. P. Sémélas et Eugène Dupré», Pantacle, n° 4, janvier 1996, pp. 35-48.

Serge CAILLET

 

 

 

 

 

 

Dernière mise à jour : ( 05-10-2005 )
 
Joomla Templates by JoomlaShack